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#31 2006-07-28 17:07:07

la_dodie
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Re : Lorsque le coeur est touché

vous aimeriez bien hein????


Bisous a tous mes chouchous

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#32 2006-07-28 17:09:27

coralie1812
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Re : Lorsque le coeur est touché

moi aussi je suis curieuse de lire la suite tongue
j'aime bien ton style d'ecriture ^^


Développeur du jeu en ligne Thé ou Chocolat 
... & fan de ptitdog :-)

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#33 2006-07-28 17:22:04

la_dodie
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Re : Lorsque le coeur est touché

bon allez, le 6éme pour la route!!!!



Chapitre 6

    Au moment où j’atteignais la lumière, j’ouvris les yeux. Comme je l’avais entendu, mes parents étaient là. Ma mère appela directement un médecin afin qu’il m’ausculte dés mon réveil. La première phrase que je prononçai était que j’avais revu mon frère. Ma mère se mit alors à pleurer de plus belle. Le médecin vint à côté de moi, mit ses mains derrière ma nuque et me palpa afin de détecter le moindre problème. Je reconnus alors que c’était un des médecins qui s’était occupé de moi auparavant. Il me fit alors un grand sourire. Je m’aperçus très rapidement que mes deux jambes étaient emplâtrées ainsi que mon bassin et mon bras droit. Je touchai alors mon visage et sentis un plâtre sur mon nez puis une bande autour de mon crâne. Il s’assit sur mon lit et demanda à ma famille de sortir. Lorsque toute la chambre d’hôpital fût évacuée il m’annonça :
    -Ecoute Lola, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Tu as une fracture à chaque jambe ainsi qu’à la clavicule, une entorse à ton poignet, le nez cassé, un déplacement osseux au niveau de ton bassin ainsi qu’un traumatisme crânien. Tu as beaucoup de chance d’être encore en vie et tu as été très courageuse et il va encore falloir te battre. Tu es énormément fatiguée et depuis que tu as été admise au sein de l’hôpital, tu as perdu douze kilos. On ne pensait pas que tu allais te réveiller alors maintenant je veux que tu sois patiente et que tu te battes jusqu’au bout. Tu m’as bien compris ?
Tandis qu’il m’expliquait ce que j’avais, il me fit voir sur un schéma du corps humain où se trouvaient les parties de mon corps concernées. Son discours m’avait énormément surprise et je n’eus comme réponse qu’un hochement de la tête. Soudain, une question me vint à l’esprit :
    -Mais ça fait combien de temps que je suis là ?
Il regarda une fiche posée au pied de mon lit et me répondit :
    -Vingt quatre jours
Je fus tellement étonnée que ma bouche resta entrebâillée pendant plusieurs minutes.
    -Vingt quatre jours !!! Mais c’est énorme !!!
    -Effectivement, c’est très long et tes parents sont restés avec toi tous les jours. C’est pour cela que je veux que tu reprennes du poids. Mais cela ne veut pas dire que tu dois te gaver de confiseries ou de cochonneries comme ça mais que tu réhabitues ton corps à manger normalement. Je veux te revoir sur pied d’ici deux semaines car la rentrée est dans … vu que tu reprends le 2 septembre et que l’on est le 11 août… il te reste exactement 23 jours avant la rentrée. Alors soigne toi bien. Il sortit de ma chambre et mes parents rentrèrent de nouveau. Ma mère me questionna directement sur ce qui c’était passé et je lui expliquai en détail ce dont je me rappelai. Je leur expliquai aussi mon « voyage » et ils me regardaient tels des enfants fascinés devant une chose nouvelle.

    Le temps où je restai alitée fût très long et le seul moment où je sortais du lit était lorsque je souhaitais aller aux toilettes. C’était très compliqué d’y aller car j’avais le bassin plâtré et ils étaient dans l’obligation de me déplacer afin de m’installer sur un système de toilette particulier. Heureusement pour moi, tout le bas de mon corps n’était pas plâtré ce qui me permettait faire mes besoins seule. Le jour où ils m’enlevèrent le plâtre, cela me fit une sensation étrange. Je me sentais légère et libre mais en même temps fragile. Mon premier réflexe fut de bouger mes jambes mais cela m’était très difficile. Lorsque vint le moment de plier mes jambes, cela me faisait énormément mal et j’avais perdu toute ma souplesse. Ce jour là, ma mère vint me voir pour me soutenir et pour m’annoncer quelque chose qui me blesserait :
    -Lola, depuis que tu n’es pas là, Jasmine ne va pas très bien.
    -Qu’a-t-elle ?
    -Elle ne mange plus et passe son temps dans ta chambre sur ton lit. Ses poils sont ternes et elle fait de l’eczéma
    -Je vais bientôt rentrer. Occupe t-en toi bien. Moi, je vais essayer de faire accélérer les choses.
Je fis appeler le médecin qui s’occupait de moi et je lui expliquai la situation. Il comprit très bien la situation et me promit alors de faire son possible.

    Après mon déplâtrage, je restai encore 3 jours pour vérifier que tout allait bien puis j’obtins l’autorisation de rentrer chez moi. Cependant, je retournai deux fois par semaine à l’hôpital afin de suivre mes heures de rééducation. Cela fut très long et douloureux et j’avais perdue ma démarche de jeune fille mais le médecin m’avait promis que je la retrouverais au bout de deux à trois semaines. De plus, je me réjouissais de pouvoir marcher sans aucun soutien matériel. Lorsque je fus rentrée à la maison, j’allai directement dans ma chambre. La montée des escaliers était très difficile mais j’y arrivai. Jasmine était là, faible. Elle se leva immédiatement et je m’assis sur mon lit pour la serrer dans mes bras. Nous restâmes ensemble durant une bonne demi-heure. Après mon retour, elle redevint comme avant ce qui me réjouit.


Bisous a tous mes chouchous

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#34 2006-07-28 17:50:15

Elo5x2
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Re : Lorsque le coeur est touché

La suite, la suite big_smile
Non sérieusement c'est trop bien!


Je passe un petit coucou à tous ceux que j'aime bien: cheechou, moltonel, pleymobylette, nizsa, sote, la_dodie tongue et à tout ceux qui se reconnaîtront!
:: (¯`·.¸¸.- [ Les Diamond DogS ] -.¸¸.·´¯) ::

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#35 2006-07-29 08:28:34

la_dodie
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Re : Lorsque le coeur est touché

la suite!!!

Chapitre 7

    Dès que je fis mon premier pas dans la cour, je cherchai directement Marion qui m’attendait dans le petit coin de la cour où nous passions notre temps ensemble. Elle me regarda et me fit un petit sourire. Elle se leva, me prit dans ses bras et me demanda :
    -Qu’est ce qui t’est arrivé ?
    -J’ai eu un accident.
    -Grave ?
    -Assez
    -Et c’est pour ça que tu ne m’as pas appelée de toutes les vacances ? Même pas une carte ? J’était inquiète moi ! Tu y as pensé ?
Elle me regardait froidement et je sentis que le fait de ne pas lui avoir donné de nouvelles l’avait blessée. Je lui répondis alors la plus désolée du monde :
    -Je suis vraiment désolée seulement mes vacances ont passé extrêmement vite et c’est le jour de mon retour de vacances que j’ai eu mon accident. Je suis restée dans le coma vingt quatre jours. Mais toi tu ne m’as pas contactée ?
    - Moi je t’ai envoyé une carte et j’ai essayé de t’appeler seulement je n’ai jamais eu de réponse lorsque j’appelais.
Je me sentis coupable de ne pas lui avoir donner de nouvelles et l’enlaçai dans mes bras. Elle m’étreignit les bras et nous restâmes blotties l’une contre l’autre pendant une bonne minute.

    La sonnerie de la rentrée en cours retentit et nous partîmes chacune de notre côté en se faisant une dernière bise. Lorsque je rentrai dans la classe, je m’assis à côté d’une fille un peu bizarre. Cela me manquait déjà de ne plus être à côté de Marion mais c’était ainsi. Ma voisine de classe se retourna vers moi et me fit un grand sourire. Je lui répondis poliment. J’appris par la suite quelle s’appelait Lola, comme moi. Dans la classe, on l’appelait donc Lola L et moi Lola T. Je découvris aussi mon nouveau professeur principal. C’était un homme et il s’appelait monsieur Caratte. Lorsqu’il dit son nom je me mis à rigoler car j’avais compris monsieur Carotte ce qui m’amusait énormément. Pendant que notre professeur principal nous expliquait le fonctionnement de cette année, Lola et moi discutâmes afin de faire connaissance. C’était une fille drôle et gentille mais elle louchait légèrement ce qui me provoquait quelques crises de fou rire. Nous passâmes la récréation ensemble afin de faire plus ample connaissance. Je lui présentai Marion et à nous trois, nous formions un beau trio.

    Au bout de quelques semaines, nous passions nos journées ensemble, et lorsque nous quittions le collège nous nous retrouvions avec nos copains, que nous avions en commun. Je lui avais présenté toutes les personnes que j’appréciais énormément et elle en fit de même. Je ne voyais pratiquement plus Marion car elle était à présent dans sa classe avec ses copines.

    Tout alla bien jusqu’au jour, au jour où…
C’était un jour qui commençait ordinairement. Nous avions déjà passé les trois quarts de l’année qui s’était correctement déroulés. Les deux premières heures de la journée, Lola et moi avions passé notre temps à discuter. Au bout d’un moment, notre professeur en eut marre et décida de nous virer de cours. Cela me mit en colère mais je pris mes affaires et partis. Nous passâmes donc la fin du cours en permanence avec une heure de colle en prime. Lorsque la sonnerie annonçant la récréation retentit, nous nous précipitâmes dehors afin d’extérioriser nos idées et de nous exprimer. Nous nous installâmes dans notre petit coin habituel et commençâmes à discuter du début de la journée. Soudain elle m’annonça :
    -Quand même tu as abusé aujourd’hui
    -Abuser de quoi ?
    -Tu as passé ton cours à me parler, ça t’étonnait qu’on soit virées ? Faut pas rêver. Et puis vu comment tu t’es énervée ça n’allait pas arranger les choses.
Je la regardai, ahurie par sa réaction et lui répondis :
    -Non mais attends, je n’étais pas seule à parler. Tu parlais autant que moi ! Tu te moques de moi ?
    -Non je suis sérieuse, c’est à cause de toi tout ça.
La sonnerie se mit à ce moment là à se faire entendre et je me levai pour aller en cours lorsqu’elle m’attrapa par le bras :
    -C’est bon, on n’à pas cours, on a permanence, on peut se permettre d’arriver en retard.
    -Non mais attends, tu m’accuses de t’avoir fait virer de cours et tu crois que je vais tranquillement rester assise à côté de toi ? Ce n’est pas la fête là ! Il n’y a pas écrit bonne poire sur mon front !
    -C’est mieux que je te dise ce que je pense au lieu d’être hypocrite avec toi, non ?
    -Si, bien sûr mais tu penses de travers et ça je n’admets pas. Tu n’as pas le droit de dire des choses comme ça.
    -Moi au moins je ne suis pas hypocrite ! MOI !
    -C’est quoi ton délire ?
Elle se tue, regarda ses pieds, et releva sa tête au bout de quelques minutes en m’annonçant :
    -On ma dit ce que tu disais et surtout ce que tu faisais derrière mon dos et ça c’est vraiment pas gentil !
    -Mais de quoi parles-tu ?
    -Ne fais pas l’innocente, tu le sais mieux que moi. De toute façon je ne sais pas pourquoi on parle de ça et pourquoi on traîne ensemble, tu n’es pas assez bien pour moi. De plus, tous tes copains, ils me préfèrent à toi alors maintenant je n’ai plus besoin de toi !!! A partir de maintenant, je ne veux plus que tu m’approches et je vais te faire regretter ton hypocrisie. Allez à plus tard. Elle prit son sac et partit. Je restai debout, la bouche entre ouverte. Je me demandais si ce n’était pas une bonne blague. Je pris mes affaires à mon tour et allai en permanence. Lorsque j’arrivai dans la salle, le surveillant m’interpella :
    -C’est une heure pour arriver ?
    -J’étais aux toilettes, monsieur.
    -Avec ta copine je suppose ?
Je regardai dans la salle et aperçus Lola qui me regardait avec un air narquois.
    -Non monsieur, elle n’était pas avec moi.
    -Elle m’a pourtant dit la même version que toi. Je n’apprécie guère qu’on se moque de moi et pour la peine tu me copieras le règlement du collège sur une feuille et je le veux entre mes mains à la fin de la semaine, compris ?
    -Oui monsieur mais elle, elle n’a rien ?
    -Tu n’avais qu’à arriver la première
    -Injustice
    -Pardon ?
Je regrettai déjà ce que j’avais dit. Je cherchais ce qui pouvais finir par « ice » et qui ne soit pas trop idiot. Soudain, je lui répondis :
    -J’ai dit « Et mon cours de tennis ! »
    -Tu te moques vraiment de moi là ! Tu me copiera deux fois le règlement et assieds-toi au premier rang. Allez !!!
Je remis mon sac sur mon dos et partis m’asseoir. J’entendais dans le fond de la classe des rires qui venaient de l’endroit où se trouvait Lola. Quand je me retournai, elles se parlaient entre elles et me regardaient. Elles étaient un petit groupe de six filles mais elles étaient les plus populaires et je regrettais déjà ce qui se passerait par la suite.

    Le lendemain, lorsque je rentrai dans la cour, tout le monde me regardaient comme si j’étais un diable parmi les anges. Ils me regardaient chacun leur tour et ricanaient doucement. Je me sentais mal à l’aise et partis directement vers la salle de cours. J’attendais dans le couloir et une fille passa à côté de moi tout en rigolant. Je l’interrogeai :
    -Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ?
    -C’est à cause de la photo
    -Laquelle ?
    -Au panneau d’affichage, il y a ta photo avec quelque chose écrit dessus.
Je me levai et courus vers le panneau d’affichage. Il y avait une vingtaine de personnes réunies autour qui rigolaient. Au moment où j’apparus, ils se mirent à rire de plus belle. Je m’approchai, anxieuse. Je pus admirer une photo de moi. En dessous, il y avait une inscription :
« Avis aux collégiens
Une jeune fille répondant au nom de Lola et correspondant à la photo ci-dessus s’est échappée de l’asile. Elle se fait passer pour une collégienne dans cet établissement et est obsédée sexuelle. Si elle vous fait des avances, refusez car elle est sadomaso. Dés que vous l’apercevez, téléphonez nous au 0800-69-69-69.
Merci »
Lorsque je vis cette affiche j’eus une énorme envie de pleurer. Je m’enfuis alors en courant pour me réfugier dans un endroit ou personne ne me trouverait. Les larmes se mirent à couler le long de mes joues et je ne pus me retenir de pleurer. Lorsque la sonnerie retentit, je ne bronchai pas et n’avais pas l’intention d’aller en cours. Au bout d’une bonne dizaine de minutes, j’entendis mon nom à quelques mètres de moi. Un bruit de pas se rapprocha de moi et mon nom se fit entendre à nouveau. Soudain, mon professeur principal apparu et me dit alors :
    -Que fais tu là ? Tu ne devrais pas être en cours à cette heure ci ?
Je ne répondis pas. Il me dit alors :
    -EH OH, je te parle. Une élève de la classe m’a dit qu’elle t’avait vue partir en courant. Que se passe t-il ?
Je relevai la tête et il put percevoir mon regard qui laissait paraître de la tristesse en même temps que des promesses de vengeance. Il s’accroupit alors à mes côtés et je lui répondis :
    -Vous ne le savez pas encore ? Ne vous occupez pas de moi, je suis une échappée de l’asile !
    -Mais de quoi parles tu ?
    -Allez voir le panneau d’affichage dans la cour, vous comprendrez.
Il se leva, partit un instant puis revint avec l’affiche dans les mains en me réclamant :
    -Qui a osé écrire de telles absurdités ?
    -Je n’ai que des suppositions
    -Dis-moi
    -Je pense à Lola
    -Lola ?
    -On s’est bien disputées hier et elle m’a fait entendre qu’elle me rendrait la vie difficile dans ce collège
    -Il va falloir qu’on est une discussion tous les trois. Allez viens.
Il me tendit la main et m’aida à me lever. Lorsque nous rentrâmes dans la classe, tous les élèves se mirent à parler et à rigoler entre eux. Mr Caratte ordonna alors à Lola :
    -Tu viendras me voir à la sonnerie
Elle répondit de sa voix la plus douce et un grand sourire :
    -Oui monsieur, bien sûr
Lorsqu’il se retourna pour reprendre son cours, Lola me regardait avec un regard foudroyant et me fit lire sur ses lèvres « tu es morte ». La fin du cours sonna et nous restâmes tout les trois dans la classe. Il lui demanda si c’était elle qui avait crée cette affiche. Elle prit son air angélique et répondit :
    -Comment pouvez vous croire de telles absurdités ? J’en serais incapable. Lola voyons dis lui que ce n’est pas moi. Tu me connais, je ne te ferais jamais de mal.
La seule chose que je pus répondre était qu’elle me dégoûtait. Je pris mes affaires et rentrai chez moi le visage mouillé par mes larmes de chagrin. Heureusement que c’était le week-end qui arrivait.


Bisous a tous mes chouchous

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#36 2006-07-29 10:35:30

virginie68
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Re : Lorsque le coeur est touché

la suite ! la suite !

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#37 2006-07-29 15:09:32

mimidolly
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Re : Lorsque le coeur est touché

Oui, la suite! smile

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#38 2006-07-30 10:09:37

virginie68
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Re : Lorsque le coeur est touché

allez j'ai hate de savoir la suite mdrrr sa mevite de m'acheter un livre et que le bébé me le dechire lol j'adore se systeme lol

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#39 2006-07-30 15:32:45

la_dodie
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Re : Lorsque le coeur est touché

Chapitre 8

    J’ouvris la porte de chez moi et ma mère m’attendait. Elle s’approcha de moi tout en me demandant :
    -Que t’arrive t-il ? Une mauvaise journée ?
Je lui expliquai alors tous mes soucis et elle me prit dans ses bras pour me réconforter. Je lui fis un bisou et pris mon sac afin de monter dans ma chambre pour me détendre et faire mes leçons. Je m’allongeai dans mon lit, mon chat sur moi, pensive. Environ un quart d’heure après, je m’installai devant mon bureau, pris une feuille et commençai à écrire. Au bout de quelques lignes, je m’aperçus que cela pourrait être les paroles d’une de mes futures chansons car mon objectif avant tout était d’être chanteuse. Je continuais alors d’écrire sans pouvoir m’arrêter, quand le téléphone sonna. Ma mère décrocha et, ensuite, elle hurla :
    -LOLA, TELEPHONE
Je descendis à toute allure afin de savoir qui m’appelait. Je lui chuchotais :
    -Qui c’est ?
    -Marion
Je pris le téléphone et dit alors :
    -Marion ? Ca va ?
    -Oui et toi ?
    -On va dire que j’ai eu une journée fatigante. Pourquoi m’appelles tu ?
    -Pour avoir des explications avec toi. J’ai discuté avec Lola aujourd’hui et elle m’a dit que tu avais dit derrière son dos des choses pas très gentilles et que tu avais dit pareil sur moi et sur d’autres personnes encore. Ca t’avance à quoi ce que tu fais ?
Lorsqu’elle eut fini, je ne savais plus quoi dire. Lola avait bel et bien l’intention de me gâcher mon année scolaire et elle utiliserait tous les moyens. Je lui répondis, surprise :
    -Comment peu tu me croire capable de faire de telles gamineries ? Je ne dirai jamais de mal de toi ?
    -Pourquoi mentirait-elle ?
    -Parce que l’on s’est disputées et qu’elle m’a dit des choses horribles
    -Je ne sais pas qui croire donc je verrai par la suite. A bientôt.
Je posai le téléphone, abasourdie par ce que je venais d’entendre. Je remontai dans ma chambre, m’allongeai dans mon lit et m’endormis. Ma mère vint me réveiller car à 18h00, j’allais à la salle de sport ou il y avait une journée sportive. Tous les clubs de sport des alentours y étaient et présentaient leurs activités. J’y allai afin de m’inscrire au sport que j’avais choisi pour la saison suivante. Je me levai, pris mes affaires et nous partîmes. Je n’avais même pas eu le temps de faire mes devoirs car l’histoire avec Lola m’obsédait et je me demandais combien de temps cela allait durer. Nous arrivâmes à la salle de sport quelques minutes plus tard. Le premier stand était celui du basket. J’aimais bien le basket et l’entraîneur qui était là pour m’accueillir était charmant. Il me plaisait beaucoup et nous avions déjà un bon contact. Après quelques informations échangées, nous nous levâmes et partîmes au stand suivant et ainsi de suite jusqu'à la fin. Je décidai donc de m’inscrire au badminton comme chaque année, à la danse pour m’assouplir et pour m’aider à devenir une chanteuse et au basket pour l’entraîneur. Au moment de partir, l’entraîneur m’interpella :
    -Ca te dirait de venir t’entraîner avec nous jusqu'à la fin de l’année ?
    -Pourquoi pas
    -Vient le Mardi à 20h15 ici
    -D’accord. A mardi
Je partis avec ma mère vers la voiture et nous rentrâmes à la maison. Le trajet fut assez rapide car je repensais à cet entraîneur de basket si mystérieux et séduisant. Lorsque nous fûmes à la maison, j’allai m’allonger dans mon jardin lorsque je rencontrai une fille qui ne mettait pas inconnue. Elle était dans le jardin d’à côté et je l’interpellai en m’approchant de la clôture. Lorsqu’elle fut à côté de moi je la reconnu alors. C’étais Morganne, ma voisine, que je n’avais pas vu depuis quatre ans car elle était hospitalisée pour je ne sais quelle raison. On avait passé notre enfance ensemble et lorsqu’elle avait dû partir pour l’hôpital cela nous avait brisé le cœur. De plus, je n’avais pas le droit de lui rendre visite car elle ne devait pas recevoir de microbe extérieur. Je lui demandai alors :
    -Morganne ! Morganne c’est bien toi ?
    -Oui c’est moi et tu es…
    -Lola
    -LOLA !!!
Elle se mit à hurler. Elle me prit dans ses bras et m’étreignit par-dessus la clôture. Elle me dit alors :
    -Mais ça fait un siècle que je ne t’ai pas vu. Qu’est-ce que tu as changé…Excuse moi de te dire ça mais ton visage a énormément changé, tu as l’air plus sévère, marquée par la douleur. Que t’est-il arrivé ?
    -Je t’expliquerai le jour ou j’en serai capable. Et toi, comment ça va ?
    -Ca va, un peu fatiguée mais ça va ! Que fais tu ce soir ? Ca te dit de venir à une fête que j’organise pour mon retour ?
    -Bien sûr à quelle heure ?
    -21h00. Au fait quel âge as-tu maintenant ?
    -J’ai fêté mes douze ans le 15 décembre dernier et toi ?
    -Moi j’ai eu quinze ans il y a trois jours, le douze avril mais tu es de 1986 toi alors ?
    -Et oui !
    -La petite jeune !!!!
Nous continuâmes à discuter et à rigoler un petit moment. Je partis ensuite demander à mes parents la permission pour ce soir et me préparai.


Bisous a tous mes chouchous

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#40 2006-07-30 15:34:46

la_dodie
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Re : Lorsque le coeur est touché

Chapitre 9

    J’arrivai à la soirée, habillée d’un pantalon noir, d’un dos nue, et chaussée avec de petites chaussures ouvertes et douze centimètre de talon. On me donnait alors facilement quinze ans. Morganne m’ouvrit la porte, très souriante. Elle me pris dans se bras et je rentrai dans son salon. Une vingtaine de personnes de quatorze à dix-sept ans avaient envahis la pièce. J’étais certainement la plus jeune de la soirée mais cela n’avait aucune signification pour moi car j’étais là pour Morganne et pour personne d’autre. Elle me présenta à quelques personnes puis nous allâmes nous asseoir sur le canapé. Nous nous mîmes à discuter et je lui racontais tout ce qui m’étais arrivé. Elle fût perturbée par cet aveu et me prit dans ses bras afin de me réconforter. Elle avait énormément de compassion pour moi et un peu de pitié. Je me levai, la pris par la main et nous partîmes danser. Elle avait un copain qui était disc jockey et qui mettait énormément d’ambiance en passant les meilleurs morceaux du moment. Nous dansions comme des folles lorsque l’on sonna à la porte. Elle partit ouvrir et je continuais de danser. Elle vint me rejoindre et me dit alors :
    -Lola, j’ai quelqu’un à te présenter
Je me retournais et vit Florian. Mon cœur accéléra et je la pris par la main pour l’emmener dans le couloir :
    -Fait le partir s’il te plait
    -Pourquoi ?
    -C’est mon ancien petit ami
    -Et moi c’est le mien à présent
    -Quoi ?
    -Oui tu as bien entendue, c’est mon petit ami.
J’étais perturbé par cette révélation et retournai dans le salon. Je m’assis sur le canapé et bu un verre d’alcool fort dont je ne me rappelais plus le nom. Florian vint s’asseoir à côté de moi et se mit à me parler :
    -Salut Lola. Alors le collège…ça na pas l’air de bien se passer en ce moment hein ? Ce n’est pas de chance ça. En plus je crois que c’est un peu à cause de moi.
Je tournai la tête et le regardai dans les yeux en le questionnant :
    -Comment ça ?
    -Et bien j’ai tout raconté, qu’on était sortis ensemble et qu’on avait couché ensemble et que tu avais essayé de te tuer pour moi
    -Qu’est-ce que tu raconte ? Je n’ai jamais couchée avec toi et je n’ai jamais essayée de me tuer pour toi
    -Ah bon ? Ma mémoire doit être défaillante alors.
Il prenait son air idiot et me regardait en me narguant.
    -C’est dommage ça. J’ai gâche ton année à cause de ma mémoire. Du moins, c’est Lola qui gâchera ta vie car tu n’es qu’au début de tes surprises. Et oui, elle à été profondément choquée lorsqu’elle a appris ce que je lui ai raconté. Je crois qu’elle est amoureuse de moi. Dommage pour toi. Il se leva et partit rejoindre Morganne lorsque je me levai à mon tour. Je lui attrapai le bras, il se retourna et je lui dis alors :
    -Tu n’es qu’un vilain garçon
La musique s’arrêta et tout le monde nous regardait :
    -Comment as-tu pu mentir comme cela
    -Arrête d’être jalouse de moi et Morganne s’il te plaît. Je viens pour m’expliquer avec toi et tu as vu comment tu me parles ? Tu est complètement folle ma pauvre folle
Je le giflai et partis. Morganne me rattrapa :
    -T’est vraiment folle toi ?
    -Non. Il ma avoué que c’était à cause de lui tous mes ennuis au collège
    - Et jalouse ? Tu me déçois
Elle fit demi-tour et je partis à mon tour. Je rentrai chez moi, pleurant, les yeux et les joues noires de mon mascara qui avait coulé avec mes larmes. Ma mère me questionna et je lui racontai ce qui s’était passé. Ensuite je partis me coucher trouvant comme seul réconfort mon chat qui m’attendait comme à son habitude. Je m’installais dans mon lit et réfléchissait. J’avais enfin compris ce qui était arrivé à Lola : elle étais jalouse. Maintenant, j’allai vraiment passer pour une folle car je supposais que, dès lundi, tout le collège serait au courant de notre dispute et que, bien sûr, tout serait déformé en faveur de Florian. Morganne non plus ne voudrait sûrement pas me croire. Sur cette réflexion, je m’endormis.

    Le lendemain, ma mère m’apportait mon petit déjeuner au lit qu’elle avait préparé avec soin. Elle s’assit au bord de mon lit et me caressa doucement les cheveux. Nous parlâmes pendant que je mangeais mon petit déjeuner puis elle repartit avec le plateau. Je m’assis alors dans mon lit et je repensais à hier soir et à ce qu’allait penser Morganne. Je me levai, descendit dans la salle de bain et me préparai à aller voir Morganne afin que l’on est une explication toutes les deux et que je sache ce qu’elle pense de tout cela. Au moment où j’arrivai devant sa porte, elle ouvrit avant que j’eusse le temps de frapper. Je la regardai, gênée mais déterminée à mettre les choses au clair. Nous nous mîmes donc à nous disputer :
    -C’est ton petit ami depuis quand dis moi ? Deux ou trois jours ?
    -Depuis six jours
    -Et moi, tu me connais depuis quand ?
    -Depuis très longtemps
    -Et tu le crois plus que moi ?
    -Il est beaucoup plus convainquant. De plus, tous ses copains et copines du collège nous ont rejoint et ils disaient, hier soir, comme lui.
    -Mais bien sûr, c’est un complot.
    -Et bien excuse moi mais je ne peux pas te croire donc sur ce, salut
Elle me referma la porte au nez et je retournai chez moi, démoralisé par l’idiotie et la naïveté des personnes qui m’entouraient. Je montai directement dans ma chambre et passai mon week-end couchée, dans mon lit en regrettant que le lundi arrive si vite.


Bisous a tous mes chouchous

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#41 2006-07-30 15:41:49

mimidolly
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Re : Lorsque le coeur est touché

J'ai hâte de lire la suite, je trouve l'histoire passionnante!

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#42 2006-07-30 18:28:40

virginie68
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Re : Lorsque le coeur est touché

encore encore encore lolll

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#43 2006-07-31 10:50:32

lili-fleur
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Re : Lorsque le coeur est touché

c"est magnifique !


dee dee et lolo1908 et momo280  Jvous adore !

Hé Machy chtaimeuh !

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#44 2006-07-31 13:47:28

la_dodie
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Re : Lorsque le coeur est touché

voila la suite!!!
Chapitre 10

    Durant les trois mois restant de l’année, je me fis insulter par tout le monde du collège et ma vie devenait insupportable. Je ne fréquentais plus personnes et je revenais chaque jour en pleurant toutes les larmes de mon corps. Lorsque les vacances furent arrivées, je me sentais heureuse et enfin libre mais quelque peu anxieuse par la future année scolaire qui m’attendait. Après quelques minutes de détente chez moi, je décidai alors de partir voir Morganne car je ne l’avais pas revue depuis notre dispute. Je pris mon manteau et partis. Lorsque j’arrivai chez elle, je l’aperçue dans son jardin, seule et morose. Je vins la rejoindre. Lorsque j’arrivai, elle me sauta au cou et me dit alors en pleurant :
-Je suis vraiment désolée. J’ai été sotte de ne pas te croire, je suis confuse
Au son de sa voix, je ressentais que quelque chose n’allait pas et je la questionnai :
    -Que t’arrive t-il ?
    -Je m’en vais.
    -Comment ça « tu t’en vas ? »
    -Mon père a trouvé un travail au Mans et on déménage demain matin. De plus, cette maison est en ruine et nous ne pouvons plus vivre ici. Mes parents le savaient déjà depuis un mois mais ils ne me l’avaient pas dit. La maison est vendue et ils ne me l’on annoncé qu’aujourd’hui. Elle se jeta à nouveau dans mes bras et pleura tout ce qu’elle pouvait pleurer. Je la serrai alors à mon tour, regrettant du temps que l’on avait perdu. Nous nous assîmes dans l’herbe et nous passâmes la soirée ensemble, elle à pleurer, moi à la réconforter.

    Le lendemain, je me levai très tôt, bien décidée à les aider à déménager. J’arrivai dans son jardin et ses parents étaient en train de mettre tous les meubles et les cartons dans un camion de déménagement. Je les saluai et ils m’indiquèrent où était Morganne. J’ouvris la porte de sa chambre et elle était assise, par terre, avec sa peluche préférée contre sa poitrine. Elle leva la tête et je vis que ses yeux étaient gonflés par ses larmes. Elle avait du pleurer durant toute la nuit. Je m’assis alors à côté d’elle, lui pris la main et j’essayais de la réconforter :
    -De toute façon, cette maison était trop petite pour vous trois
    -Oui mais moi je l’aime cette maison
    -Moi aussi, je l’aime ta maison. Je dirai même que je l’adore. C’est une maison en pierre très chaleureuse mais elle tombe en ruine et ton père n’est pas capable de la rénover. Tu me la dit toi-même, elle n’est pas vraiment vivable et la personne qui la rachetée doit être un très bon rénovateur.
    -Oui, c’est un monsieur de quarante ans, célibataire, qui l’a racheté et il sait refaire les maisons, c’est son métier. Il a sa propre entreprise.
    -Dans ce cas !
Nous nous tûmes toutes les deux, le regard dans le vague, nous étreignant la main mutuellement. Au bout de quelques minutes, sa mère rentra et lui dit :
    -Tu est prête ma chérie ? On y va
    -Déjà ?
    -Oui
Elle se leva, prit sa peluche, me prit par la main et nous nous dirigeâmes vers la voiture de sa mère. Son père, lui, conduirait le camion. Elle me fit une bise et monta dans la voiture. Sa mère démarra la voiture, effectua quelques mètres puis s’arrêta. Je vis Morganne sortir de la voiture en courant et me sauta au cou. Elle pleurait à chaudes larmes et ne voulais pas partir. Sa mère klaxonna, je lui murmurai :
    -Aller, vite avant que je ne pleure à mon tour.
Elle partie en courant et ne se retourna pas. Lorsque la voiture quitta la rue, je sentis la solitude m’envahir et je ne pouvais imaginer qu’elle était partie. Je regardai encore le bout de la rue, puis la maison qui ressemblait à présent à une maison abandonnée. Je me demandai même comment Morganne et ces parents arrivaient à y vivre. Je me retournai et rentrai à la maison, triste de ne pas avoir eut le temps de lui dire au revoir.

    Après mon repas du midi terminé, je partis dehors me balader afin de regarder encore une fois la maison de mon amie. Je m’engageai dans la rue lorsque je vis un camion de déménagement. Surprise, je marchai discrètement afin d’aller voir ce qui se passai. Je passai ma tête le long de la haie et aperçus un homme, certainement le propriétaire, d’une quarantaine d’année. Il était grand, brun avec les cheveux un peu grisonnant et il avait beaucoup de charme. Il était accompagné d’une femme, d’une quarantaine d’année elle aussi. Après quelques secondes, je me retournai pour me diriger vers chez moi lorsque je tombais nez à nez avec une jeune fille de mon âge. Elle me demanda alors :
    -C’est intéressant ?
Je me mis à rougir et ne répondait pas. Elle me dit alors :
    -Viens, je vais te présenter. Comment t’appelles- tu ?
    -Lola et toi ?
    -Sabrina
Elle me prit par la main et m’emmena voir ces inconnus. Elle hurla :
    -Maman !!!! Je te présente Lola. Lola voici ma maman
Je lui fis un signe de tête, un peu mal à l’aise et elle me répondit d’un sourire glacé.
    -Jean-marc, je te présente Lola, Lola Jean marc
Il s’approcha de moi et m’embrassa sur la joue. Je sentis son parfum délicat et raffiné se poser sur moi. Je n’avais jamais senti une odeur aussi exquise. C’était un homme charmant, de vingt-sept ans de plus que moi et qui paraissait aimer la vie. Sabrina me prit par la main et m’emmena dans le jardin. Je lui demandai alors :
    -Comment se fait-il que tu appelle ta mère « maman » et ton père « Jean-marc » ?
    -C’est parce que ce n’est pas mon père. C’est le petit ami de ma mère et il ne ce connaisse que depuis deux semaines. Nous sommes venues ici pour l’aider à emménager c’est tout. Nous continuâmes à discuter durant plusieurs heures lorsque Jean-marc vint nous interrompre :
-Voudriez-vous bien les filles venir nous aider à nettoyer car je viens de casser un bout de mur et il y à du plâtre partout ?
Je lui répondis tout naturellement
    -Oui monsieur, avec joie
Il me dit alors :
    -Une fille aussi charmante que toi ne peut pas m’appeler monsieur, je me sens vieux. Appelle moi plutôt Jean Marc.
Sa remarque me fit rougir ce que tout le monde remarqua bien sûr. Nous rentrâmes donc dans la maison et je ne reconnaissais déjà plus la maison. Le mur qui séparait la salle à manger de la cuisine était abattu car il avait pour objectif de faire une cuisine américaine. Le sol était rempli de plâtre et de poussière. Il prit alors le jet d’eau et lava toute la maison avec. On aurai crut qu’il y avait eu une inondation. Sabrina et moi, prîmes les serpillières et les seaux et épongeâmes le sol avec. Lorsque mon seau fut plein, je le pris, me dirigeai vers la porte et le vidai en lançant mon eau le plus loin possible lorsque Jean-Marc passa. Il reçut toute l’eau sur lui et fut trempé jusqu’aux souvêtements. Je le regardai confuse et il se mit à rigoler en me promettant qu’il se vengerait. Lorsque je sortis dehors pour me détendre avec Sabrina, Jean-Marc se précipita sur moi, m’attrapa et me renversa son arrosoir sur la tête. J’étais, à mon tour, toute mouillée et nous nous mîmes à rire aux éclats. Après plusieurs heures de nettoyage, je rentrai chez moi pour un repos bien mérité et pour me préparer car Jean-Marc m’avait invité pour dîner avec mes parents en remerciement.


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#45 2006-07-31 13:48:59

la_dodie
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Re : Lorsque le coeur est touché

Chapitre 11

    Lorsque le soir vint, nous partîmes, mes parents et moi, chez Jean-Marc. J’étais vêtu d’une longue robe noire dénudée avec de petites chaussures de même couleur. Mes cheveux étaient relevés et attachés, munis d’une fleur bleue disposée soigneusement. Ma mère était ravie de rencontrer de nouvelles personnes contrairement à mon père qui ronchonnait de devoir sortir. Je frappai à la porte et lorsqu’il m’ouvrit, il me regarda de haut en bas, bouche bée, et me fit un regard très flatteur. Ensuite, il m’embrassa sur la joue droite, puis la gauche et je lui présentai mes parents. Nous nous mîmes à rire tous ensemble très rapidement. Sa maison avait déjà avancé et cela montrait qu’il était un bricoleur extraordinaire. Il avait commencé à monter le mur qui servirait de bar et de liaison entre la cuisine et la salle à manger. Il m’invitait donc le lendemain à venir l’aider à faire la décoration de ce bar. Il avait l’intention de me faire mettre mes mains pleine de peinture sur le mur afin d’y donner un peu de couleur. Nous continuâmes à manger et à boire jusqu'à la fin de la soirée puis il décida de mettre de la musique. J’étais une bonne danseuse et lorsqu’il mit un morceau de rock, je ne pus m’empêcher de danser. Il me prit alors la main et nous nous mîmes à bouger ensemble au rythme de la musique. C’était un bon danseur, ce que j’appréciais énormément. Après de longues heures à rigoler, nous décidâmes, mes parents et moi, de partir car il se faisait tard et il était temps de dormir. De plus, une journée fatigante s’annonçait.

    Le lendemain, je me levai de bonne heure, prête à repartir pour une nouvelle journée. Je m’habillai en jean et en tee-shirt afin de ne pas salir mes vêtements car j’allais peindre. Lorsque je sonnai à la porte, Jean-Marc m’ouvrit. Il était très peu vêtu ce qui me mit mal à l’aise. Je lui proposai de repartir mais il me pria d’entrer car il allait s’habiller. J’entrai et, après quelques minutes d’attente, il descendit accompagné de Chantal, sa copine. Nous nous dirigeâmes alors dans la cuisine et je vis qu’il avait déjà préparé la peinture. Il y en avait des dizaines de différentes. Nous commençâmes à mettre la marque de nos mains et, après quelques minutes, nous faisions des traces avec nos pieds aussi. Nous étions couvert de peinture, ce qui nous amusaient énormément. Lorsque le travail fût fini, il m’invita à prendre une douche puis, je repartis chez moi. Durant toute la semaine qui suivi, je passai mes journées chez lui à l’aider et cela m’occupait énormément. De plus il était vraiment drôle et cela me détendait. Le vendredi soir, il vint chez moi afin d’inviter mes parents ainsi que moi-même au restaurant pour une soirée qui se promettait d’être exquise. Déjà plusieurs autres voisins y étaient invités et mes parents acceptèrent volontiers.

    Je me préparai alors puis nous partîmes. Nous étions environ une quinzaine mais Chantal n’était pas là. Lorsque nous arrivâmes, je fus impressionnée par la grandeur de la salle. C’était en fait un restaurant dansant. Nous nous installâmes et je me retrouvais en face de Jean-Marc et à côté de Pierre et Véronique, deux de mes voisins et, de loin, ceux que je préférais. Nous nous mîmes à manger et à rigoler lorsque je lui demandai, curieuse :
    -Mais Chantal n’est pas là ?
Il me répondit avec un léger sourire :
    -Non, on a rompu aujourd’hui. C’est la vie
Il me fit un clin d’œil et nous continuâmes à manger. Après le plat de résistance, ma mère et moi partîmes danser et au fur et à mesure, la piste se remplissait. Nous nous retrouvâmes tous sur la piste de danse sauf les quelques fainéants ou ceux qui avaient trop bu. Lorsque vint une chanson orientale, tout le monde se mit à se trémousser et une fille vint se coller à Jean-Marc. Cela me fit une sensation étrange. Une sorte de jalousie m’envahit mais je me retournai car j’avais d’autre chose à penser. Toute la soirée se déroula sans incident et nous nous étions vraiment bien amusés. Vint le moment du retour. Je me retrouvai dans une voiture avec mon frère et la passagère avant qui avaient trop bu et qui dormaient et le conducteur qui était obligé de se concentrer sur la route. Il ne restait donc plus que Jean-Marc qui avait aussi un peu bu et qui ne se rendait pas toujours compte de ce qu’il faisait, et moi. Mes parents et tous les autres voisins étaient dans les autres voitures. Au bout de quelques centaines de mètres, je me mis à somnoler lorsqu’il passa son bras autour de moi. Je le regardai et il m’embrassa le bout de nez. Je regardai à nouveau la route afin de ne pas m’endormir. Il se mit alors à me caresser le bras délicatement avec son pouce. Son doigt vint ensuite frôler ma poitrine. Je le laissai faire et durant tout le trajet ce fût comme cela. Nous arrivâmes. Je réveillai mon frère et m’apprêtai à sortir lorsque j’entendis Jean-Marc tomber. Le conducteur me dit alors :
    -Veux-tu le ramener chez lui car tu es la seule qui n’a pas bu ?
J’acquiesçais. Je lui mis le bras autour de mon cou et je l’emmenai dans son lit. Au moment où je me décidai à partir, il m’attrapa par le bras, me tira à lui et essaya de m’embrasser. Je le repoussai puis partis.


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#46 2006-07-31 13:50:43

la_dodie
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Re : Lorsque le coeur est touché

Chapitre 12


    Lorsque je me réveillai le matin, je pensai directement à Jean-Marc. Lorsqu’il avait essayé de m’embrasser, j’avais envie de me laisser faire mais en même temps non. Je me promis de ne pas aller le voir mais après quelques heures de résistance, je partis le rejoindre. Il m’ouvrit la porte sans un mot, me fit entrer et s’assit dans son canapé. Il était juste vêtu d’un peignoir. Je m’asseyais à côté de lui et l’interrogea sur ce qui s’était passé hier. Avant que je n’eus le temps de finir ma phrase, il m’interrompit :
    -Je suis désolé.
Il me prit la main et ajouta :
    -Comme ça, tu sais ce que je ressens pour toi
Mon teint devint écarlate. Je baissai la tête, mal à l’aise. Il posa son doigt sous mon menton afin de me relever la tête et joigna avec son geste ces quelques mots :
    -Tu es très belle lorsque tu rougis. Tu es d’ailleurs très belle tous les jours. Lorsque tu seras plus grande, j’espère que nous nous retrouverons.
Lorsqu’il prononça ces mots « lorsque tu seras plus grande », j’eus un pincement au cœur. Et pourquoi pas maintenant ? Non je ne peux pas. Nous avions une trop grande différence d’âge. Je me levais et changeais de discussions. Après quelques minutes, il m’invita à boire un verre dans sa cuisine. J’acceptais. Au moment où je me levais, il me prit la main et essaya de m’embrasser à nouveau. Je le repoussais et il s’excusa. Au fond de moi, je me sentais stupide de le repousser car il me plaisait énormément mais j’étais trop jeune et lui trop vieux. Nous avions vingt-sept ans de différence. C’est trop. Je passais ma journée chez lui. Ensuite, je rentrais chez moi, je m’installais sur mon lit avec mon chat sur mes jambes et me mis à penser. Je pensais à lui. Sans cesse. Il m’obsédait. Je l’imaginais poser délicatement ses lèvres sur les miennes.

    Durant un peu moins d’un mois cette situation dura ainsi et plus le temps passait, plus je me rendais compte que je l’aimais sans jamais me l’avouer. Entre temps, il rencontra une jeune femme formidable du nom de Natacha. Ils sortaient ensemble et cela me faisait énormément de mal mais il n’était pas à moi. D’ailleurs, il n’était à personne. Lorsque j’arrivai chez lui, il était seul. Je lui fis la bise et son parfum m’enivra. Je ne pouvais plus me passer de son odeur si raffinée. Son parfum valait des fortunes mais il sentait tellement bon qu’il l’aurait payé le double de son prix si il le fallait. Il m’accueillit les bras ouverts. Il était vêtu d’un jean blanc, d’une chemise jaune de grande marque et d’une de ses paires de chaussures noir. Il sortait à peine de la douche et avait encore ses cheveux mouillés. Nous nous installâmes à son bar et nous nous mîmes à discuter. Je me rendais compte au fur et à mesure des jours qui passaient que je ne pouvais plus me passer de lui. Depuis que je le connaissais, je n’avais jamais raté un jour sans venir le voir. J’aimais sa façon d’être, de me taquiner, d’essayer de m’embrasser. J’aimais tout en lui. Lorsque je me décidai à partir, il me raccompagna jusqu'à la porte. Au moment où je voulus ouvrir la porte, il me tapota sur l’épaule. Je me retournai et me retrouvais nez à nez avec lui. Il essaya de m’embrasser et je reculai. Je me retrouvai rapidement conte le mur. Je me mis à regretter de le repousser. Il essaya à nouveau de m’embrasser et, d’habitude, lorsqu’il approchait sa bouche près de la mienne je le repoussai mais là je n’en fis rien. Je le laissai faire. Il m’embrassa délicatement et je sentis une passion m’envahir. Je m’avouai enfin que je l’aimais. Sa bouche était douce et la façon de m’embrasser me plaisait énormément. Il décolla ses lèvres des miennes et me regarda avec un regard qui en disait beaucoup. Il avait l’air heureux et j’en fus ravie. Il fit un pas en arrière, son regard rempli de regrets, et je lui attrapai la main et lui demandai :
    -Que t’arrive t-il ?
    -Je crois que je t’aime comme un fou.
    -Où est le problème ?
    -Tu es jeune, très jeune, trop jeune, tu n’as que douze ans.
Je l’attirai à moi et l’embrassai tendrement à mon tour. Comme si mon baiser l’avais réconforté, il me sourit puis me dit avec sérénité :
    -Rentre chez toi, tes parents vont s’inquiéter.
Je me dirigeai vers la porte, l’ouvris, il me rattrapa et m’embrassa passionnellement. Je partis de chez lui, heureuse de vivre.

    Lorsque je rentrai dans ma chambre, je partis directement me regarder dans mon miroir au lieu de m’allonger sur mon lit. Cela faisait trois ans que je ne m’étais pas regardée dans une glace et je me rendis compte que je n’étais plus blonde mais que mes cheveux étaient à présent châtains. Mes soucis avait du me foncer les cheveux. Ce soir là, je n’avais plus envie de manger et je partis directement me coucher. Je pensais à lui. Son visage m’obsédait. J’avais envie de sentir le goût de sa peau légèrement salée dans ma bouche et ses douces mains me caresser le visage.


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#47 2006-07-31 16:14:42

virginie68
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Re : Lorsque le coeur est touché

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#48 2006-08-01 11:25:46

la_dodie
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Re : Lorsque le coeur est touché

Chapitre 13

    Durant deux semaine, je me rendais tous les jours chez lui et nous passâmes nos journées ensemble sauf lorsque Natacha était là bien sûr.

Ce jour là, nous nous embrassâmes longuement lorsque j’arrivai chez lui puis nous partîmes discuter dans le salon comme on le faisait habituellement. J’étais particulièrement à l’aise avec lui et je me sentais comme une princesse dans un conte de fées. Il me confiait dans nos grands moments de discussions ses craintes à cause de mon âge. Il ne voulait surtout pas que l’on s’expose au moindre risque et refusait catégoriquement la moindre affection suspecte lorsque d’autres personnes nous entouraient. Mais cela devenait de plus en plus difficile. Après une heure de discussions, il me proposa de partir avec lui dans un supermarché afin qu’il puisse faire ses courses. J’acquiesai et nous partîmes directement. Il avait besoin d’acheter à nouveau du matériel électronique pour sa maison car elle n’était pas encore entièrement équipée. Il avait déjà refait la salle de bain, la cuisine et il était entrain de faire un four à pain dans son salon. Sa maison devenait petit à petit un palace et je m’y sentais à mon aise, grandissant en même temps qu’elle. Durant tout le trajet, je le regardai. Il était beau et plus le temps passait, plus il le devenait. Il avais encore des yeux d’enfant mais quelques cheveux grisonnant se trouvaient dans sa superbe chevelure ce qui lui donnait un charme extraordinaire. J’étais passionnée par lui. Il avait une élégance naturelle digne d’un grand prince et lorsqu’il me regardait en se mordillant les lèvres, j’avais envie de l’embrasser sauvagement. Il me regarda et je posai me main sur la sienne. Je suivais ses mouvements à chaque fois qu’il passait une vitesse. Lorsque nous arrivâmes il me fit signe de venir le voir. Je m’approchai de lui et me lovai dans ses bras. Ensuite, nous partîmes dans le magasin. Lorsque nous fûmes dans le rayon des minichaînes, il me prit par la main, me tira à lui et m’embrassa. Toutes les personnes se trouvant dans le magasin se retournaient afin de nous regarder. Je me mis à rougir et le regardai avec des yeux qui montraient mon incompréhension tout en l’interrogant :
    -Pourquoi as-tu fait cela ? Tu ne crains plus pour toi ?
    -Je t’aime et je voudrais le crier au monde entier. J’en ai marre de me cacher pour cette stupide différence d’âge. Je ne t’aime pas pour ton âge mais pour ce que tu as dans la tête et tu es aussi mature qu’une fille de vingt ans. Je t’aime à la folie.
Je fus touchée par ces mots qui avaient tant de valeur à mes yeux et l'étreignis à mon tour. Ensuite, nous continuâmes nos courses comme si de rien était et pourtant, lui et moi, ne parlions plus. Nous étions dans nos pensées les plus profondes, chacun de notre côté. Nous rentrâmes à la maison, main dans la main et heureux d’être ensemble. Lorsque nous arrivâmes, Natacha était là. Il descendit de la voiture et l’embrassa. Cela me faisait mal d’assister à cela mais j’étais prête à tout pour le garder à mes côtés. Natacha et moi avions beaucoup d’amitié l’une pour l’autre et des qu’elle avait besoin de se confier à quelqu’un, elle m’appelait. C’était vraiment une femme gentille et c’était grâce à cela que je pouvais contenir toute la jalousie enfouie au fond de mon cœur.

    Deux jours plus tard, Jean-Marc m’emmena au restaurant un midi. Il avait donné pour prétexte à mes parents que c’était pour me remercier de toute l’aide que je lui avais apportée. C’était un grand restaurant magnifique et le repas fut délicieux. Ensuite, nous partîmes dans un endroit dont il ne voulait pas me révéler le nom. Nous arrivâmes dans un grand entrepôt rempli de voiture. Je l’interrogeai du regard et il me répondit comme-ci il avait lu dans mes pensées :
    -Je souhaite acheter une nouvelle voiture et je voudrais que ce soit toi qui la choisisse comme cela ce seras un peu notre voiture.
    -Tu veux mettre jusqu'à quel prix ?
    -Illimité, c’est toi qui choisis
J’acquiesçai, le regard émerveillé par ces voitures qui étaient toutes plus belles les unes que les autres. Au bout de plusieurs dizaines de minutes, je choisis une grosse voiture noir de très grande marque, coupée et cabriolet. Il paya directement et viendra la rechercher d’ici quelques jours.

Lorsque nous rentrâmes à la maison, je pouvais lire dans son regard le bonheur qu’il ressentait au fond de son cœur. Il était assis, à côté de moi et son regard me faisait comprendre à quel point il m’aimait mais me laissait paraître une touche d’inquiétude. Soudain, il me demanda :
-Pourquoi est tu avec un vieux comme moi ?
-Parce que tu me plais et toi ?
-Parce que tu me plais
Il me souriait alors en me disant tendrement « Je t’aime ». Je ne lui répondais pas. Je n’avais encore jamais dit je t’aime à quelqu’un et je n’étais pas encore prête à le faire.

Dernière modification par la_dodie (2006-08-01 11:27:04)


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#49 2006-08-01 11:27:21

la_dodie
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Re : Lorsque le coeur est touché

Chapitre 14

    Notre petite vie à deux commençait à devenir coutumière. Je venais le voir tous les jours et le week-end, je sortais avec lui chez les voisins afin de faire la fête. Je m’amusais énormément avec lui et ma mère commença à me poser des questions sur la relation que j’entretenais avec lui. Bien sûr, je ne lui racontais pas la vérité car elle m’en aurait voulu. De plus, elle se serait fait énormément de soucis pour moi et m’aurait interdit de le revoir.

    Ce jour là, c’était le jour de la rentrée à l’école. J’étais très anxieuse à l’idée de retourner dans ce collège ou j’étais haïe par tous les élèves sans qu’il n’y est une raison valable. Ce matin-là, je me levais pour aller à l’école de mauvaise humeur. Je n’avais pas envie de passer ma journée à éviter toutes les personnes du collège afin de ne pas me faire critiquer ou encore de me faire cracher dessus. Cela m’embêtait aussi de savoir que ce serait la première journée que je passerais loin de l’homme qui prenait toute la place dans mon cœur depuis que nous étions ensemble. J’attendais à mon arrêt de car, seule et morose lorsque j’entendis un bruit suspect derrière moi. Je n’eus le temps de regarder ce qui ce passait car deux mains vinrent se mettre devant mes yeux. Une voix un peu roque se fit entendre au creux de mon oreille délicatement :
    -Devine qui c’est ?
Je savais que c’était Jean-Marc car malgré le fait qu’il avait essayé de camoufler sa voix, je l’avais reconnu. Je sautais dans ses bras, heureuse de ce petit geste d’affection qu’il m’avait montré. Il sentait le parfum fraîchement vaporisé sur son corps qui m’enivrait tant. J’aurais voulu rester comme cela durant des heures entières. Il me proposa alors de m’emmener à l’école en voiture. J’acquiesai de la tête car je savais que cela me permettrait de partir un peu plus tard et donc de rester plus longtemps dans ses bras. Nous restâmes donc l’un contre l’autre comme-ci nos corps fusionnaient pour ne faire qu’un. Au bout de quelques instants, il me demanda :
    -J’ai quelque chose à te demander
    -Vas-y
    -Je t’aime tellement…J’aimerais pouvoir te faire l’amour. Qu’en penses tu ?
Je le regardai, lui souris et lui expliquai simplement que je ne n’étais pas encore prête. Il m’affirma malgré son léger regret qui marqua son visage qu’il attendrait le moment que j’aurais choisi. Nous nous embrassâmes puis il me prit par la main en me conduisant à sa voiture.

    Lorsque je rentrais dans la cour du collège, tous les plus «vieux» élèves se retournaient sur mon passage. Ils rigolaient déjà et je sentais que cette année serait aussi horrible que l’année dernière. J’étais cette année là en 5ème D avec comme professeur principale madame Rayerai. C’était pratiquement la même classe que l’année passée et je vis en premier Lola. Elle était assise au dernier rang et par esprit de contradiction, je m’essayais devant. Ma voisine de classe s’appelait Bénédicte. C’était une petite rouquine aux yeux verts et d’un charme fou. Nous nous mîmes à discuter et j’appris quelques temps plus tard qu’elle venait d’un autre collège d’ou elle fut obligée de partir car tous les élèves se moquaient d’elle et qu’elle ne le supportait plus. Je lui expliquais alors ma position et je lus dans ses yeux qu’elle avait de la compassion envers moi. Durant toute l’année, ce fut la seule personne en qui je pus avoir confiance.


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#50 2006-08-01 11:30:41

la_dodie
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Re : Lorsque le coeur est touché

Chapitre 15

    Cela faisait trois mois que j’étais en cours et chaque jour, je rentrais chez moi en pleurant toutes les larmes de mon corps, ne supportant plus les moqueries et les insultes de mes camarades. Je me faisais cracher dessus lorsque je passais trop près de la bande à Lola. Je la haïssais. Heureusement, Jean-Marc et moi étions bien ensemble, ce qui me remontait le moral lorsque j’allais le voir. Je lui racontais mes journées et il me prenait délicatement dans ses bras comme un père réconforte sa fille. Tous les mercredis soir, j’allai au badminton mais je n’avais pas commencé le basket car j’aimais trop Jean-Marc pour perdre du temps. Je ne m’y étais donc même pas inscrite.

    Mes parents n’étaient pas là du week-end et nous devions manger chez nos voisins communs avec mon frère dès le vendredi soir. Nous arrivâmes Jean-Marc, Gordon et moi chez Pierre et Véronique. Ils nous accueillirent, comme d’habitude, très chaleureusement. Nous prîmes l’appéretif et ce fût la première fois que je bus de l’alcool. Ils avaient bel et bien décidé de me faire goûter tous les alcools qui se trouvaient dans la maison. Après, Pierre me fit fumer de l’herbe, ce qui me fit énormément mal à la gorge car je n’avais jamais fumé une cigarette ou quoi que ce soit d’autre. Durant toute la soirée, je rigolais à longueur de temps et je me sentais bien. Vers 11h00 du matin, nous allâmes, Jean-Marc et moi, chez lui car tous le monde avait faim et que nous avions tout manger chez Pierre et Véro. J’avais énormément de mal à marcher mais Jean-marc et moi étions les moins ivres. Lorsque nous arrivâmes chez lui, il me dit gravement :
    -Il faut que je te parle
    -Je t’écoute
    -J’ai oublié de te dire quelques chose. J’ai mes enfants qui viennent me rendre visite aujourd’hui à 14h30. Je t’en parle car j’aimerais que tu les rencontres mais je ne veux pas qu’il sache pour toi et moi.
J’acquiesçai, un peu stressée de savoir que j’allais rencontrer les enfants de l’homme que j’aimais et qu’ils étaient presque tous plus vieux que moi. Il y avait tout d’abord Ludovic qui avait dix-huit ans, Benjamin seize ans, Alison quatorze ans et enfin Xavier douze ans.
Nous nous dirigeâmes dans la cuisine afin de préparer des salades composées lorsque Jean-Marc me porta et me posa sur le bar. Il m’embrassait et j’enroulais mes chevilles autour de lui, je pliais mes jambes sur ses hanches avec lesquels je l’étreignais passionnellement. Il faisait glisser ses doigts le long de mes reins. Je lui chuchotais tendrement dans l’oreille que j’avais envie de lui. Il me souria et me prit par la main. Nous montâmes dans sa chambre, difficilement, et nous commençâmes à faire l’amour lorsque la porte d’entrée s’ouvrit. Une voix se fit entendre dans la maison :
    -Papa
Jean-Marc me regardait et dit soudain :
    -Mince, c’est Ludovic
Nous nous habillâmes le plus vite possible et je me glissai sous le lit. A ce moment là, Ludovic entra dans la chambre et il questionna son père :
    -Que fais-tu dans ta chambre ?
    -Et toi ? Que fais-tu dans ma chambre ?
    -Je te cherchais
    -Et moi je me changeais. Vas m’attendre dans la cuisine s’il te plait, j’ai pas fini.
    -Non, je ne reste pas. Je venais juste te dire que nous ne viendrons que demain vers 12h00 car maman est malade
    -D’accord. Je comprends.
Ludovic embrassa son père puis partit. Je sortais du dessous du lit. Jean-Marc était très déçu. Je l’embrassai et nous descendîmes finir les salades. J’étais toujours sous l’effet de l’alcool et rigolais d’un rien. Nous retournâmes chez Pierre et Véro et je vis lorsque nous arrivâmes que mon frère vomissait tout ce qu’il avait dans le ventre. Nous rentrâmes dans la maison et Pierre hurla :
    -Enfin ! Vous avez fait un bébé ou quoi ?
Nous prîmes un air un peu idiot en niant les faits. Nous posâmes les salades sur la table et nous mangeâmes tous ensemble avec plaisir. Jean-Marc et moi partîmes ensuite dormir chez lui. Jean-Marc proposa à tout le monde de dormir chez lui mais ils voulaient tous encore faire la fête. Nous nous couchâmes et je me blottis dans ses bras. Nous nous endormîmes sans difficulté. C’était la première fois que je dormais avec lui et ce fût formidable.

    Lorsque je me réveillai, il était 16h17. Jean-Marc dormait encore. Je me levai, pris mes affaires et l’embrassai tendrement, ce qui le réveilla. Il me demanda alors :
    -Tu reviens ce soir ? J’ai une surprise pour toi
    -J’essaierais. A quelle heure ?
    -19h00. Viens pour manger et habille toi bien
Il se rendormit. Je descendis et je rentrai seul à la maison. Après une bonne douche, je retournai chez mes voisins afin de voir ce qu’il en était. Pierre et Gordon étaient en train de faire un bras de fer pendant que Véro rigolait à pleins poumons. Lorsqu’elle me vit, elle me sauta dans les bras en criant :
    -Voila ma petite princesse. Alors bien dormi ? Il faut que je te parle
Elle me pris par le bras et m’attira dans la cuisine. Elle me demanda enfin après quelques hésitations :
    -Que se passe t-il avec Jean-Marc ? Vous êtes tout le temps ensemble. Les gens commencent à se poser des questions. Je te dis ça pour toi car moi je m’en fiche mais tu connais les autres.
    -Rien, il ne se passe rien. On est amis, c’est tout.
Elle me fit un sourire et nous retournâmes dans le salon. Il était 17h15 et mon frère se décida enfin à rentrer. A la maison, il prit une douche, s’installa ensuite devant la télé et s’endormit. Cela m’arrangeait car vu la façon dont il avait bu, il ne se réveillera pas avant le lendemain matin et je serais libre de faire ce que je voulais. Après m’être vêtue d’une jupe courte en jean et un dos nu beige, je pris mon long manteau rembourré et  me dirigeais chez Jean-Marc. Il m’ouvrit la porte et s’exclama vivement lorsqu’il vit ma tenue vestimentaire. Je rentrai et restai bouche bée. Il avait allumé des bougies dans toute la maison. Sur la table, il y avait deux verres à champagne ainsi qu’une bouteille au frais enroulée d’une serviette blanche. En fond sonore passait une légère musique très agréable. Il m’enleva mon manteau, me prit par la main et m’emmena sur le canapé. Il me servit un verre de champagne et nous nous dîmes des mots tendres. Ensuite, il apporta le repas. Ce fût exquis. Nous nous mîmes enfin à danser et à la fin de la musique, je l’embrassai et lui dit le seul mot que je pouvais lui dire et qui sortait de mon cœur :
    -Je t’aime
C’était la première fois que je disais à quelqu’un que je l’aimais et je fus ému. Lui aussi. Je lui demandai alors qu’il m’emmène dans sa chambre. Il me prit dans ses bras comme une princesse et nous nous y rendîmes, comme de jeunes mariés. Il avait disposé tout autour du lit des bougies en forme de cœur et un bâton d’encens brûlait. Il me déshabilla délicatement et je le déshabillai à mon tour. Il m’allongea dans le lit où il avait soigneusement mis des draps de soie, puis il commençait à me masser. Au bout d’une bonne heure, nous fîmes l’amour et nos corps ne fit qu’un. Nous passâmes la nuit ensemble et ce fût parfait.
Lorsque je me réveillai, il était 9h15. Je souriais, heureuse. Jean-Marc était réveillé et m’avais regarder dormir, nue, avec un bout de drap sur moi. Il était beau, souriant. J’avais envie de rester avec lui dans ce lit jusqu'à la fin de la journée mais ses enfants arrivaient dans quelques heures et il fallait que je me douche. Il me proposa de la prendre chez lui mais je ne pus accepter car il nécessitait que je rentre chez moi sinon mon frère s’inquiéterait. Lorsque je rentrai, Gordon dormait à point fermé. Il avait du se lever durant la nuit car il y avait un paquet de chips éparpillé par terre, une bouteille d’eau, un vase au sol ainsi que quelques papiers éparpillés. Une odeur nauséabonde était très présente dans la pièce et je compris très vite que cela était à cause de mon frère qui avait à nouveau vomi durant la nuit. Ce spectacle me dégoûtait et il était hors de question que ce soit moi qui nettoie. Après avoir grignoté un morceau et réveillé mon frère afin qu’il aille dormir dans son lit, j’avais fini par céder à ses supplices et je nettoyais toutes ses cochonneries. Il était 13h00 lorsque j’eus fini et je partais prendre mon bain. J’y restai durant une bonne heure, pensant à Jean-Marc durant tout ce temps. Lorsque j’eus fini de me préparer, il était déjà 14h30 et je partais pour aller chez Jean-Marc. Tous ses enfants étaient là et il ne me fallu que très peu de temps pour que, Alison et moi nous nous prenions d’amitié l’une pour l’autre. Nous passâmes une journée extraordinaire où nous rigolâmes tous ensemble toute la journée.


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#51 2006-08-01 12:50:29

mimidolly
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Re : Lorsque le coeur est touché

La suite! La suite!
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#52 2006-08-01 14:30:43

bibi0693
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#53 2006-08-01 17:39:55

wolfgirl27
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Re : Lorsque le coeur est touché

je n'ai pas le temps de lire car j'ai pas suivie encore mais dès mon retour faut que je m'y mette big_smile


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#54 2006-08-02 05:58:18

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Re : Lorsque le coeur est touché

encore encore lol

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#55 2006-08-02 13:21:53

coralie1812
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#56 2006-08-02 15:17:30

la_dodie
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Re : Lorsque le coeur est touché

Chapitre 16


    C’était le jour de mon anniversaire, le 15 décembre et je fêtais mes treize ans. Mes parents avaient invité Jean-Pierre et Charlette, des amis, et Jean-Marc. Mes deux frères étaient aussi présents. Jean-Marc était assis en face de moi, il me caressait délicatement la jambe avec son pied. Je lui caressais à mon tour la jambe et durant tout le repas nous jouâmes à ce petit jeu de caresses. Après cette fête bien arrosée, je raccompagnai Jean-Marc chez lui lorsqu’il me demanda alors :
-Je t’aime et j’aimerai que tu deviennes ma femme. Veux-tu m’épouser ?
J’étais énormément étonnée par cette demande en mariage si inattendue et à mon grand désespoir je fus contrainte de lui répondre :
    -Je suis désolée mon amour mais je ne peux pas, je n’ai que treize ans, je n’ai pas le droit et mes parents ne sont pas d’accord
    -Alors je vais leur demander qu’ils m’autorisent à t’épouser
Il me prit par la main et me tira en direction de ma maison lorsque je le retins pour lui dire :
    -Arrête. Tu le sais bien qu’il ne serrons jamais d’accord. Ils m’interdiront de te voir et moi je ne peux plus vivre sans toi. Je ne peux plus me passer de tes bras.
Il s’arrêta, m’attrapa les mains et me prit dans ses bras. Il m’embrassa longuement puis il rentra chez lui. Je rentrai à mon tour chez moi, passionnée par cette déclaration qu’il m’avait faite et qui m’avait réchauffé le cœur. Je me couchais sereine et heureuse d’être aimée par un homme que moi-même j’aimais.

    La fin de semaine se déroula, comme d’habitude, très mal. Je rentrai chaque jour effondré par toutes les horreurs que l’on pouvait me dire au collège.

    Le week-end était enfin arrivé et Jean-Marc frappait à ma porte. Il était accompagné de Natacha bras dessus bras dessous et ils venaient me voir pour savoir si je souhaitais aller en soirée avec eux. J’acceptai sans me faire prier. Je mis un pantalon plus habillé et les rejoignis. Nous allâmes tout d’abord dans un restaurant très chic de Nantes. Natacha et Jean-Marc passèrent la soirée collés l’un à l’autre ce qui me rendait jalouse. Cependant, j’appréciais énormément Natacha car elle avait une gentillesse et une sensibilité enfouies en elle qui était peu communes aux personnes que je connaissais. Dans ce restaurant, il y avait une grande piste de danse. Jean-Marc m’invita à danser tandis que Natacha nous regardait, souriante, ne se doutant pas le moindre du monde de l’amour que nous avions l’un envers l’autre. Nous nous mîmes à danser un slow. Il me chuchotait à l’oreille des mots d’amour et lorsque Natacha tournait la tête, il me faisait de tendre baiser dans le cou. J’aimais énormément cette délicatesse qu’il dégageait envers moi. A la fin de la danse, nous retournâmes nous asseoir et finîmes de manger en rigolant follement. Nous partîmes ensuite en discothèque. Natacha me paya l’entrée et Jean-Marc les consommations. Nous nous mîmes tous trois à danser et après une bonne demi-heure, le DJ passa une série slow. Jean-Marc et Natacha commencèrent à danser et je pris la décision de m’asseoir lorsqu’un jeune homme vint me voir :
    -Excusez-moi, mademoiselle mais je tenais juste à vous dire que vous étiez très charmante et que j’aimerais énormément danser ce slow avec vous. Ca vous dirait de danser avec moi ? A moins que vous ne soyez pas seule.
Je lui souriai, m’apprêtant à refuser lorsque soudain je regardais Jean-Marc et m’aperçut qu’il me regardait, inquiet. L’idée de le rendre jaloux me réjouissait et j’acceptai donc la proposition du jeune homme. Nous nous mîmes à danser et à plusieurs reprises je regardais Jean-Marc discrètement et pus m’apercevoir qu’il était vert de jalousie. Lorsque la danse fut finie, Jean-Marc vint me voir et me demanda :
    -A quoi tu joues ?
    -Je dansais et toi ?
    -Ne te moque pas de moi. J’ai bien vu comment il te regardait ?
    -Et alors ?
    -Et alors ? Il aurait pu te toucher ou je ne sais quoi encore.
    -Tu es jaloux ?
    -Oui
J’étais heureuse qu’il fût jaloux car cela prouvait son amour pour moi. Nous retournâmes danser jusqu'à 2h du matin puis nous rentrâmes chacun dans nos maisons respectives. Natacha elle, dormait chez Jean-Marc. Je me couchais, comblée, avec mon chat dans les bras et j’admirai une photo que j’avais secrètement prise à Jean-Marc.

    Le lendemain, je me levai à 12h00. Mon père avait acheté les croissants et nous déjeunâmes tous ensemble. Je leur racontai ma soirée en leur épargnant ce qui s’était passé avec Jean-Marc. Après le repas, je débarrassai la table, montai dans ma chambre et me mis à chanter. J’avais pour seul fan ma chatte. Elle était là, et me regardait comme si elle se demandait ce que je faisais. Au bout de quelques dizaines de minutes, je me préparai car cette après-midi j’aidais Jean-Marc à organiser une grande soirée qu’il avait décidé de faire se soir avec tous nos voisins et mes parents. Nous passâmes l’après-midi à préparer les plats et à rigoler comme deux petits fous. Nous vivions tous les deux comme sur un petit nuage puis j’engageai une discussion un peu plus sérieuse :
    -Tu m’aimes ?
    -Oui bien sûr et toi ?
    -Tu le sais gros bêta mais si tu m’aimes, pourquoi est tu avec Natacha ?
    -Et bien car aux yeux de tout le monde je serais célibataire et ils auraient tous beaucoup plus de doute sur notre relation. Je fais cela pour nous.
    -Tu tiens à elle ?
    -Pas autant qu’a toi. Je t’aime.
Je m’arrêtai, m’approchai de lui délicatement et lui dit soudainement :
    -Je ne peux plus me passer de toi. Nous sommes comme l’orque et la mer qui ne forment qu’un. En tout cas, c’est ce que je ressens.
Il m’embrassa et au bout de quelques minutes, on sonna à la porte. J’allai ouvrir. C’était un homme que je ne connaissais pas qui se trouvait sur le palier de la porte. J’appelai Jean-Marc qui me rejoignit et il m’annonça qu’il avait aussi invité un ou deux de ses amis ce soir. Il me présenta à Marc qui lui fit une réflexion d’un goût exquis :
    -Dis moi, tu les chopes où tes bonniches car elles sont jeunes et pas mal, il faudrait que tu me donnes l’adresse
Tout en disant cela, Marc me dévisageait à me rendre mal à l’aise. Jean-Marc lui répondit d’un ton glacial :
    -Tes petites blagues ne sont pas très drôles Marc et arrête de regarder Lola comme cela.
    -Oh excuse moi, chasse gardée.
Qu’entendait t-il par « chasse gardée » ? Que Jean-Marc avait déjà eu une relation avec une fille de mon âge et que j’étais une propriété à ses yeux ? Je le regardai d’un air interrogateur et il me sourit, gêné, en haussant les épaules. Nous allâmes dans la cuisine puis au bout d’une vingtaine de minutes nous nous retrouvâmes à être une bonne trentaine dans la maison. La soirée se déroulait divinement bien durant des heures entières, jusqu'à ce que la maison se transforme en grande beuverie et en bal dansant. Mes parents étaient partis les premiers, ne désirant pas assister à ce ravage que faisait l’alcool sur l’être humain et qu’ils n’approuvaient pas. Ils se touchaient tous les uns et les autres, faisant chacun leur tour un strip-tease entre deux montées de vomissement. On assistait presque à une immense orgie. Je m’isolai dans le bureau de Jean-Marc, essayant de me détendre dans la seule pièce inoccupée de la maison lorsqu’un homme entra. C’était un de mes voisins et il se prénommait Bernard. C’était un homme d’une quarantaine d’années, grand, brun et d’aucune classe physique ou mentale. Il était marié à une pauvre femme ivrogne et naïve. Je n’appréciais guère cette homme car il était vulgaire et alcoolique profitant de toute les occasions qui se présentait à lui pour se taper une petite jeune. Il s’assit à côté de moi. Un long silence régnait puis il me dit avec un hoquet persistant :
    -Tu sais Lola…que tu est très belle…Chaque nuit…je rêve de nous…faisant l’amour…tendrement. Lorsque je suis…avec ma femme…c’est à toi …que je pense.
Il s’approcha de moi et un sentiment de dégoût m’envahit le corps. Je le giflai et me levai lorsqu’il me saisit le bras. Ses doigts s’enfoncèrent dans ma chaire et il me faisait mal. Il me tira au sol et me fit tomber. J’essayai de le pousser avec mes pieds mais il avait trop de force et au moment où il allait m’embrasser, Jean-Marc rentra. Il attrapa Bernard et le fit voler tout au bout de la pièce. Il le pris ensuite par la veste et le flanqua dehors. J’étais soulagée. Il me prit dans les bras et je m’y sentais vraiment en sécurité. Au bout d’un cours instant il m’ordonna de me lever car il fallait qu’on rejoigne les invités. Ainsi, nous retournâmes dans le salon et je pus constater qu’il ne restait plus que trois personnes. Je regardais ma montre, il était 8h30 du matin. A peine eus-je le temps de relever la tête, qu’il ne restait plus que Jean-Marc, Marc et moi. Nous allâmes tous trois dans la cuisine et nous discutâmes. Après une bonne heure, Marc s’endormit sur la table. Jean-Marc lui proposa d’aller se coucher dans son lit, ce qu’il accepta bien évidemment. J’étais anéantie et au moment où je m’apprêtais à dire à Jean-Marc que j’allai me coucher, il me prit par la main et m’invitai à prendre une douche avec lui. Cette idée me fit rougir car à chaque moment ou nous faisions l’amour, nous étions sous les draps et il ne me voyait pas entièrement nue mais là, ce serait le cas. Après une longue réflexion, j’acceptai. Il mit l’eau à couler et commençait à me déshabiller, lentement et habilement puis il se déshabilla. Il courut soudain dans la cuisine, y resta quelques minutes puis revint. Il me prit par la main et m’attira dans la douche. Il me retourna et me savonna. Ses mains parcouraient la totalité de mon corps mouillé. Ensuite, à mon tour, je le savonnai. Mes mains tremblaient et mes gestes étaient hésitants. Je n’osais pas toucher les parties intimes de son corps mais il me prit les mains et les dirigeai pour moi. Il se retourna, me prit dans ses bras et mes jambes s’enroulèrent autour de ses hanches. Nous fîmes l’amour sous l’eau et, ensuite, il me sécha et m’emmena dans la cuisine. Il y avait mis un matelas et des draps. Nous nous y installâmes. J’étais glacé et je me collai à son corps bouillant. Nous nous endormîmes durant un quart d’heure. Je fus réveillée avant lui. J’avais une envie folle de lui. Je commençais à le caresser et à le masser délicatement. Je savais très bien masser et il adorait que je le fasse. Il se réveilla, se retourna et me caressa à son tour. Après quelques dizaines de minutes, nous refîmes à nouveau l’amour. Ensuite, nous étions tous les deux enlacés, regardant le plafond en pensant. Je lui chuchota tendrement au creux de l’oreille :
    -Je t’aime
    -Je t’aime
Il me sourit et m’embrassa.


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#57 2006-08-02 15:19:18

la_dodie
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Re : Lorsque le coeur est touché

Chapitre 17

    Un an passa et nous étions encore le 15 décembre sauf que cette fois-ci, je fêtais mes quatorze ans. J’étais en 4ème dans le même collège où, chaque jour, je vivais un calvaire. J’avais trois centimètres de plus que l’année précédente, mes cheveux étaient châtains et mes yeux toujours verts. Je vivais encore ma passionnante et merveilleuse histoire d’amour avec Jean-Marc. Je m’étais mise aussi à fumer depuis déjà cinq mois pour faire comme tout le monde. Jean-Marc lui, n’avait pas changer en cette année. Il était toujours aussi beau et musclé. Il avait peut-être pris un ou deux cheveux blancs de plus mais cela le rendait deux fois plus charmant. Je craquais toujours autant lorsqu’il me faisait ses petits yeux doux.

Ce jour là, Jean-Marc et Natacha étaient à la maison pour mon anniversaire. Nous mangeâmes puis je leur interprétai une chanson. Jean-Marc me regardait avec envie comme lorsque je lui faisais mes petits shows lorsque nous étions que tous les deux. Il n’y aurait pas eu tant de monde autour de nous, il m’aurait sauté dessus. Il aimait me dévorer du regard et cela me flattait. Lorsque j’eus fini, ils m’applaudirent tous puis Jean-Marc, troublé, pris la parole en disant à mes parents :
-Mais pourquoi ne lui faites-vous pas passer des castings ? Elle a une voix en or…une voix d’ange.
Mes parents ne répondirent pas, surpris, et moi j’étais satisfaite de ma prestation et fière de voir Jean-Marc et Natacha aussi émus. Nous mangeâmes ensuite une part de gâteau et nous fîmes un jeu ou, par deux, nous devions faire devinez une situation, un objet ou autre chose encore à son équipe en faisant des mimes. J’étais dans l’équipe avec Jean-Marc et mon frère et nous jouâmes contre mon père, ma mère et Natacha. Nous rigolâmes énormément et à chaque fois que Jean-Marc et moi allions dans une autre pièce pour nous concerter et décider de ce que nous allions pouvoir faire, nous nous embrassions passionnément. Nous nous aimions comme des adolescents obligés de se cacher ou encore comme Roméo et Juliette. Après avoir perdu contre mes parents et Natacha, nous allâmes tous ensemble en soirée disco. Mais avant de partir, mes parents m’offrirent pour mon anniversaire un téléphone portable. Cela me fit énormément plaisir et je les embrassai de tout mon cœur. Jean-Marc et Natacha m’offrirent un petit chat en verre. J’adorais les petits chats et ce cadeau me réjouit. Nous rigolâmes énormément à nouveau et cette soirée resta gravée jusqu'à la fin de ma vie dans mon coeur.

    Le lendemain midi, j’eus énormément de mal à me lever mais j’avais décidé de faire un petit cadeau à Jean-Marc. Je descendis dans la cuisine et vit un petit mot sur la table :
« Ma chérie. On n’a pas voulu te réveiller. On est parti chez ta tante car elle ne se sent pas très bien. On t’appelle sur ton portable dès qu’on a des nouvelles alors ne l’oublie pas. On ne rentre pas avant ce soir donc ne t’inquiète pas. Bisou. Papa et Maman. »
Cette nouvelle me fit plaisir. J’allais pouvoir organiser ma petite surprise sans être mitraillée de questions auxquelles j’aurais certainement eu du mal à trouver des réponses. Je savais que Jean-Marc adorait les jupes et j’avais décidé de me m’y mettre pour lui. Moi, je n’aimais pas vraiment ça. Mais lui, je l’aimais. Je m’habillai donc d’une jupe en jean noir m’arrivant au dessous des genoux et d’un petit pull sans manche à col roulé beige. Je pris mon sac à main et partis chez lui. Lorsque j’arrivai à la porte, je frappai et Jean-Marc m’ouvrit la porte. Il me fit un petit regard coquin. Je rentrai et m’assurai que Natacha n’était pas là.
Je m’avançai dans le salon en direction du canapé lorsqu’il arriva derrière moi, m’attrapa par la taille et m’attira à lui. Il m’embrassa dans le cou et me demanda :
    -C’est pour moi que tu t’est habillée comme cela ma chérie ?
Je lui répondis, naturellement :
    -Non, c’est pour le voisin, il m’a encore fait des avances mais cette fois j’ai accepté !!! Bien sûr que c’est pour toi.
    -Le problème est que je suis en train de refaire le plafond de mon bureau et que je n’ai plus accès à ma chambre
    -Et bien tans pis, tu te contenteras de regarder
Nous montâmes donc à l’étage et nous allâmes dans le bureau. Je pus constater par moi-même que le bureau était en désordre et que la chambre encore pire. Il commençait à travailler et je le regardais faire. Cela me plaisait de le voir s’agiter autour de moi. J’étais assise sur le siège de son bureau et lui, était debout sur le bureau, les bras en l’air, torse nu. Au bout de quelques minutes. Je pris la règle qu’il y avait de poser devant moi et commençai à la faire glisser le long de sa jambe en partant de la cheville jusqu'à l’entrejambe. Il avait de légères réactions et me regardait. Il me fit un clin d’œil et un regard sensuel puis il reprit à travailler. Je n’étais pas satisfaite de sa réaction car j’aurais voulu qu’il descende de son bureau, vienne m’embrasser et qu’on fasse l’amour sur le canapé mais il n’en fit rien. Je me levai, posai la règle sur le bureau, lui mit ma main sur sa jambe et commençai à le caresser. Je sentais sous mes doigts les frissons l’envahir. Il poussa un soupir, me regarda et descendit. Il me prit dans ses bras, m’assit sur son bureau, me releva la jupe et nous fîmes l’amour. J’avais gagnée. Ensuite il recommença à travailler. Trois fois durant la journée, j’avais recommencé mon numéro et trois fois j’avais gagné.


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#58 2006-08-02 15:32:35

coralie1812
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Re : Lorsque le coeur est touché

g deja fini big_smile
vivement la suite!


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#59 2006-08-02 15:34:46

virginie68
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Re : Lorsque le coeur est touché

moi aussi fini la suite lol

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#60 2006-08-02 15:38:49

la_dodie
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Re : Lorsque le coeur est touché

Chapitre 18

    Le premier de l’an arriva très vite et nous avions un peu peur car nous passions en l’an 2000 et que tout le monde prévoyait un grand « bug ». Nous avions quand même envie de nous amuser et notre soirée fut divisée en deux parties. Mes parents et moi passâmes le début de soirée chez Jean-Pierre et Charlette, accompagnés de beaucoup de personnes, amis respectifs de nos deux familles puis nous allâmes rejoindre Jean-Marc et Natacha dans une salle qu’ils avaient louée avec nos autres voisins. J’étais vêtue d’une mini jupe noire et d’un haut à paillettes bleues. Lorsque nous arrivâmes Jean-Marc, déguisé en robin des bois, nous accueillit les bras ouverts. Nous lui fîmes la bise et il me fit remarquer que j’étais superbe. Nos autres voisins étaient là dont ceux que je n’aimais pas, Christopher et Anna. Il ne m’aimait pas non plus. Lorsque nous rentrâmes, ils se mirent tous deux à discuter en nous regardant et vu qu’ils avaient trop bu, nous les entendîmes de là :
    - Oh non pas ces c…..Je n’peux pas les supporter. Ils vont encore gâcher la soirée. Surtout la mère et la Lola, qu’elles p… celles là.
A ces mots, Jean-Marc se dirigea vers Christopher et lui mit son poing dans la figure en lui expliquant que si il recommençait, il serait capable de le tuer. Jean-Marc revint ensuite et me proposa de danser un slow. Tout le monde nous regardait et j’acceptai. Nous nous mîmes à danser et je lui demandai :
    -Pourquoi as-tu fais cela ?
    -Parce que je n’aime pas qu’on fasse du mal aux personnes que j’aime
    -Quoi ? Tu aimes ma mère ? lui dis-je en plaisantant
    -Mais non…c’est toi que j’aime
Si j’avais pu, je l’aurai embrassé à ce moment là mais je n’en fis rien. Je ne le pouvais pas et je me contentais de rougir en baissant la tête. Nous étions en plein milieu de notre slow lorsque Natacha surgit, furieuse :
    -Jean-Marc. Ca va pas ou quoi ? T’es pas bien de lui avoir casser le nez sans raison. Il faut te faire soigner.
    -Toi, avant de dire quelque chose tu ferais mieux de te renseigner. Tu es bien comme les autres. Oublie moi et vas voir ailleurs si j’y suis.
Natacha repartit, deux fois plus furieuse qu’avant. Je demandai à Jean-Marc :
    -Tu n’essaies pas de la rattraper ?
    -Non, elle me soule. Comme ça on reste tous les deux.
Nous nous remîmes à danser et à rigoler. J’aperçus Natacha, au loin, dans son déguisement de coccinelle, qui pleurait. Lorsque la musique se termina, mes parents et moi restâmes une dizaine de minutes avec Jean-Marc puis nous partîmes discrètement.

    Dans la voiture, je repensais à la soirée que j’avais passée et je regardais ma montre. Il n’était pas encore onze heures. Nous retournâmes chez Jean-Pierre et Charlette afin de finir la soirée. Nous étions sur le chemin du retour lorsque mon téléphone portable sonna. Je décrochai et entendis une voix tremblante résonner dans mon téléphone. Une personne était en train de pleurer mais je ne savais pas qui cela pouvait-il être. Au bout de quelques secondes je reconnus Natacha :
    -Lola…dis-moi ce que je dois faire…
    -Pourquoi ?
    -Jean-Marc m’a…quitté…j’ai le cœur brisé…je fais quoi moi ?
    -Et bien j’en sais rien moi. Passe chez Jean-Pierre et Charlette d’ici vingt minutes. Tu sais où c’est ?
    -Oui. A toute à l’heure
J’avais de la peine pour Natacha car c’était une gentille fille pleine de qualité que nul ne pouvait égaler mais en même temps, j’étais heureuse de savoir que Jean-Marc ne serait à présent que pour moi. Lorsque elle arriva, je l’attendais dehors. Il faisait extrêmement froid mais je ne voulais pas qu’elle se donne la peine de venir sonner à la porte. Elle entra dans le jardin et, lorsqu’elle me vit, elle me sauta dans les bras. Je la serrai le plus fort que je pouvais, lui transmettant le chagrin et le réconfort que je ressentais pour elle. Elle m’expliqua ce qu’il s’était passé et se remit à pleurer de plus belle. Je me mis à penser alors à ma réaction si Jean-Marc me quittait et je me mis à pleurer à mon tour. Natacha me dit alors :
    -Je l’aime tellement…Tu ne peux pas comprendre, tu est trop jeune
Prise d’une colère, je lui répondis spontanément :
-Depuis que je suis née, on m’a toujours affirmé que je suis trop jeune pour faire ceci ou cela seulement on ne m’a jamais dit, lorsque je me suis fait violer ou d’autre chose encore, que j’étais trop jeune pour vivre ça. Tu comprendras peut-être que, maintenant, lorsque quelqu’un me dit des choses aussi stupides, cela me fait doucement rigoler. C’est facile de faire des petites réflexions lorsqu’on n’a pas réellement souffert. J’ai peut-être le physique d’une jeune fille de treize, quatorze ou quinze ans mais psychologiquement j’ai facilement cinq ans de plus. Je n’ai pas eu l’enfance que j’aurais du avoir passant directement de la petite enfance à la fin de l’adolescence ce qui a énormément bouleversée ma vie et ce qui a durci mes traits de caractère. Je suis capable de comprendre beaucoup plus de choses que vous ne pouvez pas imaginer et j’ai vécu des choses que beaucoup de personnes n’auraient pas supporté alors s’il vous plait, arrêter tous de me dire que je suis trop jeune, ça m’énerve
Un long silence régnait et après m’être défoulée, je lui répondis calmement :
    -Excuse-moi mais tu comprends ce que je veux dire ? Ne t’inquiète pas, tu t’en remettra de ta peine de cœur, je sais ce que c’est
Je pris sa tête que je posai contre ma poitrine et la réconfortais tel une mère protégeant son enfant de la dureté de la vie. Elle me serrait entre ses bras, me secouant par la même occasion par la violence de ses sanglots. Nous restâmes un long moment dans cette position jusqu'à ce que tout le monde sort nous rejoindre pour nous souhaiter :
    -JOYEUSE ANNEE 2000
Natacha me chuchota à l’oreille :
    -Et bien elle commence bien cette année.
A ce moment là, mon téléphone sonna. Je le regardai et le nom de Jean-Marc s’afficha. Je m’écartais de Natacha et décrochai. Jean-Marc m’hurla à l’oreille :
    -Bonne année ma chérie
    -Bonne année mon amour. Je te souhaite que du bonheur, surtout en amour. Natacha est avec moi.
    -Ah. Et ?
    -Et elle pleure
    -Je ne peux rien y faire moi
    -Si, appelle la
    -Tu es sûre qu’il faut que je fasse ça ?
    -Certaine mon ange
    -D’accord je l’appelle. Amuse toi bien. Je te fais des bisous partout
Je raccrochai et quelques secondes plus tard, le téléphone de Natacha sonna. Elle décrocha et revint quelques minutes plus tard, ne pleurant plus mais toujours aussi triste. Nous passâmes la soirée ensemble et elle retrouva très vite le sourire.


Bisous a tous mes chouchous

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